Category Archives: Discrimination, égalité : où en est-on ?_2021

Pour Luna

J’aimerais commencer mon discours par une citation de Harvey Milk, une militante transgenre héroïne des émeutes de Stonewall en 1969 : «  Tous les jeunes indépendamment de leur orientation sexuelle et de leur identité méritent un environnement sûr et favorable leur permettant de réaliser leur plein potentiel». Luna, c’est le nom d’une jeune fille transgenre, elle avait 17 ans, ses amis disaient d’elle qu’elle était une fille remplie de joie, bienveillante et toujours optimiste. Et pourtant le 15 décembre dernier, elle s’est enlevée la vie, trois jours avant de commettre cet acte on lui avait interdit de porter la jupe qu’elle aimait tant mettre et qui voulait tant dire pour elle. Le harcèlement qu’elle subissait, seulement car elle était elle-même lui a enlevé la vie, elle avait pourtant tellement de choses à vivre et à accomplir. Cette détresse psychologique qu’elle vivait et qui touche beaucoup d’autres, quand va-t-on la voir? Quand le meurtre de nos adelphes va t -il s’arrêter ? Nous ne sommes plus tristes, nous sommes en colère, je prononce ce discours pour tous ceux qui sont partis, tous ceux à qui on a enlevé le droit le plus fondamental de l’humain. Nous sommes en colère d’être censurés quand nous essayons de faire valoir nos droits, d’être constamment moqués nous met en colère. Nous sommes en colère qu’on remette nos droits en question. Luna n’a même pas eu le respect qu’elle méritait et même après sa mort, certains ont continué d’utiliser le prénom qui n’était plus celui auquel elle s’identifiait. Je ne veux plus être en colère, je ne veux plus être triste, je veux la justice, je veux de la reconnaissance pour les 331 personnes qui comme Luna ont perdu la vie en 2019. Je veux la justice pour  Shelby, Angie, Brandy, Ashley, Islan et tous les autres. Je ne veux plus qu’on utilise la divergence d’opinion pour excuser le meurtre de mes adelphes. La transphobie a tué, elle tue, et elle tuera toujours, mais il reste un espoir, l’espoir de l’unification, l’espoir d’un monde où chacun serait libre d’être celui qu’il est, l’espoir d’unir nos forces pour faire changer la honte de camp. La transphobie n’est pas un avis, c’est un délit.

Sacha Dezier, élève de 2nd Gt.

Les violences conjugales

Compte-rendu du reportage: « Violence conjugale, le cercle infernal, Temps Présent »

Une mère a perdu sa fille car son compagnon l’a tué, Stecy une jeune femme de 26 ans a reçu 11 coups de couteau et 3 balles. Une femme sur cinq connait de la violence physique par son conjoint. A son tour, Carole, 32 ans, s’envole sous les coups de son conjoint et laisse derrière elle un enfant de 3 ans et des jumeaux de 8 ans.

En Suisse, toutes les deux semaines une femme est tuée par son mari, une femme est donc plus en danger chez elle que dans la rue. Les victimes vivent une relation « d’emprise » avec leur conjoint, elles les excusent de tout, trouvent des excuses pour ne pas accuser leur agresseur. Certes elles souffrent mais elles ne voient pas et ne comprennent pas les raisons. Ces agresseurs abusent de la faiblesse de leur conjoint(e) en leur disant comment s’habiller ou quoi manger (au restaurant par exemple), en leur faisant du chantage très souvent en rapport avec l’argent ou des objets de valeur.

Les victimes subissent une forte pression de la part de leur compagne/compagnon et sont constamment rabaissées, insultées. Cela prouve que les violences conjugales ne commencent pas par les coups. L’agresseur fait des promesses à sa victime en lui disant qu’il ne recommencera plus mais malheureusement c’est un cycle de violences sans fin…

En France, en 2019, 146 femmes ont été tuées par leur compagnon ou ex-compagnon. 27 hommes ont été tués sous la violence de leur compagnon ou ex-compagnon. 84% des victimes décédées au sein d’un couple sont des femmes.

L’unité de médecine des violences du CHUV est l’un des établissement que les femmes ou les hommes battu(e)s peuvent consulter. Une infirmière rédige des constats médicaux légaux suite à des agressions. Les constats sont utiles pour les victimes quand elles sont dans un cas de procédure judiciaire pour leur rappeler que ce ne sont pas elle les fautives. Pour cela l’infirmière va prendre des photos des lésions, la victime va lui décrire les actes de violences qu’elle subit pour pouvoir par la suite se défendre en justice contre le ou la conjoint(e). Pour 40% des femmes battues les coups et pressions morales ont commencé lorsqu’elles étaient enceintes.

Le centre Malley Prairie (à Lausanne) accueille des femmes battues qui ne savent pas où aller car elles ne peuvent pas compter sur leurs proches ou qu’elles n’ont pas assez de moyens. Les employés de ce centre soutiennent mentalement les victimes.

Enfin, le planning familial est un endroit où les personnes victimes de violences conjugales peuvent se rendre. Des bénévoles les accueilleront. Elles pourront se confier et être aidées.

Accompagnement des victimes de violences conjugales - Sicoval
sicoval.fr

Sources: – youtube: reportage « Violence conjugale, le cercle infernal, Temps Présent« 

 – « Etude Nationale sur les morts violentes au sein d’un couple », 2019, Ministère de l’Intérieur,                        Délégation aux victimes

31 mars,

Houzel Clara, Fressange Agathe

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Si le consentement n’est pas donné, il ne faut pas insister

Le consentement sexuel désigne le fait d’autoriser des attouchements et gestes de nature sexuelle.

Il doit être clair car en absence de celui-ci cela est considéré comme agression. Si c’est une personne mineure qui attouche une autre personne mineure, la peine sera jusqu’à 10 ans de prison et une amende de 150 000€.

En France la loi actuelle considère qu’à partir de 15 ans un adolescent est capable de donner son consentement pour avoir un rapport sexuel. Une personne majeure n’a pas le droit d’avoir des rapports avec des adolescents n’ayant pas atteint l’âge sexuel même avec le consentement. Les peines qui peuvent être décernées sont jusqu’à 7 ans d’emprisonnement et 75 000€ d’amende.

 

L’absence de recours à la violence, à la contrainte, à la menace ou à la surprise ne signifie pas qu’il y a un consentement mais il n’existe pas d’expression de consentement.


Pour porter plainte
suite à une agression sexuelle sur mineure, il faut demander de l’aide au service de secours et ensuite porter plainte, des mesures de protection existent pour les mineures. Les victimes mineures ont un délai plus long pour porter plainte ; jusqu’à 30 ans au plus tard.

Pour une personne majeure, elle peut elle aussi demander de l’aide au service de secours, la victime peut porter plainte contre l’auteur des faits à la police ou à la gendarmerie. La plainte est ensuite transmise au procureur de la république, la victime dispose de 6 ans après les faits pour porter plainte.

La plainte ne peut pas être refusée.

Nous trouvons cela inacceptable que la sanction d’un mineur soit plus sévère que celle d’un majeur, certes l’acte est inconcevable mais un majeur est encore plus conscient de ce qu’il fait donc c’est pire.

Sources : service-public.fr            senat.fr       

www.inspq.qc.ca/sites/default/files/agression-sexuelle/processus_judicaire2.png

lumini.fr

ici.radio-canada.ca

         SANCHEZ Léa et SAUTE Laurine

Les hommes sont-ils plus forts que les femmes?

Au quotidien les femmes sont la plupart du temps dévalorisées et stéréotypées à cause des films, séries et médias en tous genres. C’est pourquoi la société reproduit le même processus et donc discrimine les femmes dans tous types de domaines.

1 jour 1 actu

La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme écrite en 1948 admet dans son ébauche une égalité des droits des hommes et des femmes. L’étude réalisée par le Conseil montre que le profil des femmes dans les fictions semble répondre à des stéréotypes que l’on peut qualifier de « traditionnels ». Parmi les stéréotypes les plus courants, celui de l’infériorité de la femme dans le domaine professionnel.  Ainsi, si l’on prend en compte l’ensemble des personnages, les femmes occupent globalement moins de postes à responsabilité, gagnent moins bien leur vie que les hommes  et exercent plus fréquemment des professions traditionnellement perçues comme féminines. De la même manière, la majorité des personnages féminins (56%) présentent des traits de caractère « doux » alors que seuls 37% des personnages masculins présentent ces traits de caractère. Concernant les tâches domestiques, 13% des personnages féminins s’y consacrent plus que leur conjoint contre seulement 3% pour les hommes.

Ensuite il y a différents types de discriminations comme le racisme, l’homophobie, la transphobie… En rapport avec notre article c’est le cas du sexisme. La misogynie mène à des inégalités au niveau économique (différence des salaires hommes femmes, moins de postes à haute responsabilité), politique (27% des députés sont des femmes), domestiques (les femmes passent beaucoup plus de temps que les hommes à faire des taches domestiques ).

France 3 Grand Est

On peut aussi relever certains chiffres et pourcentages sur les violences conjugales, en 2019, 146 femmes ont été tuées sous les coups de leur conjoint ou ex-conjoint contre 27 hommes décédés sous les coups de leur conjoint ou ex-conjoint. La mort des femmes au sein d’un couple représente 84%. Dans les 21 femmes ayant tué leur conjoint 11 avaient été victimes de violences auparavant, soit 52%.   18% des femmes victimes de violences déclarent avoir déposé plainte. Des femmes âgées de 18 à 75 ans au cours d’une année victimes de viol ou de tentative de viol sont estimées à 94 000 femmes en moyenne. Dans 91% des cas les attaques ont été commises par une personne proche de la victime ou dans 47% des cas c’est le conjoint qui est l’agresseur.

L’égalité homme femme est faite pour qu’ils soient malgré leurs différences physiques sur le même pied d’égalité, qu’ils puissent exercer le même métier  en bénéficiant des mêmes avantages et du même salaire. L’égalité homme femme c’est aussi arrêter les stéréotypes sexistes ainsi que les quelconques violences que ce soit dans la rue, au domicile ou dans le monde. Les hommes  ne sont pas plus forts que les femmes, ils n’ont pas la même morphologie ce qui leur permet de faire des choses différentes que les femmes.     ( D’après les chiffres du gouvernement )

Article réalisé par Jade Besse et Louisa Sautour

Psycophobie, la discrimination ordinaire

Tout d’abord qu’est-ce que la psychophobie ? Eh bien le terme « psychophobie »  désigne l’oppression systémique dont sont victimes les personnes souffrant d’un ou de plusieurs trouble psychique. Malheureusement, c’est une oppression qui est très peu prise en compte au sein même des milieux militants qui se targuent de lutter contre tous les systèmes de domination en n’accordant en réalité de l’importance qu’à leurs aspects les plus superficiels. L’influence des médias joue un rôle important dans la stigmatisation des personnes atteintes de troubles psychiques. Comme cette image que l’on peut retrouver en cherchant  » bipolaire  » sur un moteur de recherche :

La représentation des troubles de l’humeur est faussée par des clichés comme quoi les personnes atteintes de troubles de l’humeur changeraient radicalement d’humeur

La bipolarité est un trouble de l’humeur caractérisée par des phases maniaques d’euphorie et des phases dépressives, entremêlées de phases stables.

En effet la psychophobie et les mœurs de la société empêchent les personnes atteintes de trouble psychique de pouvoir se sentir bien au sein de notre société. Seuls le changement et l’évolution des esprits peuvent aider à changer les opinions et transformer une vision discriminatoire en une vision positive des personnes ayant un trouble psychologique. 

 

Sacha Dezier, Chassagne Agathe et Chauvignac Elina

Retournement de situation, les femmes au pouvoir !

Nous sommes allés à la rencontre de Mylène Deroche, éducatrice spécialisée et bénévole d’une antenne du planning Familial à Tulle. Elle nous a parlé de son parcours en tant que bénévole et éducatrice, elle a choisi le métier d’éducatrice par envie et ce qui l’a amenée à devenir bénévole c’est de pouvoir venir en aide aux personnes.

Graphique: Une profession, deux salaires | Statista
https://fr.statista.com/infographie/11679/une-profession-deux-salaires/

Nous partageons son avis, de nombreuses personnes se retrouvent en position d’inégalité, comme l’inégalité homme, femme. L’inégalité est effectivement présente dans notre société, plusieurs arguments le prouvent. Il y a énormément de différences dans la vie de tous les jours comme la répartition du salaire (par exemple: les hommes auront un meilleur salaire que les femmes alors qu’ils ont exactement le même poste de travail).

Weighty Matters: Saturday Stories: Gender Balance, One In 259, And Terminal Wisdom
http://www.weightymatters.ca/2018/02/saturday-stories-gender-balance-one-in.html

Par ailleurs il y a également la sexualisation entre les deux sexes comme le bleu désigné au garçon et le rose au fille. (Par exemple les couleurs des icônes). Il existe bien des formes d’inégalité entre les hommes et les femmes, ce qui nous amène à nous poser des questions sur les solutions qui peuvent être mises en place. Nous pouvons envisager de mettre en place une réforme sur l’ équilibre des salaires entre les deux sexes.

Fait par Blin Clotilde et Denis Océane

« Contact », l’association du droit humain

L’association « Contact » est une association nationale avec des locaux un peu partout en France, dont un en Corrèze, à Tulle. Cette association créée en 1993 à Paris, est engagée dans la lutte pour les droits des personnes lgbtq+, et a été fondée par des parents homosexuels. Cette association rencontre très rapidement un grand succès et devient un lieu d’écoute et d’entraide pour les parents d’enfants homosexuels, démunis face à la situation. « Contact » s’engage concrètement dans la lutte en intervenant notamment en milieu scolaire dans le cadre de la sensibilisation à l’homophobie à l’école. En 2012 l’association prend position dans la question du mariage pour tous, de l’adoption par des couples de même genre et pour la procréation médicalement assistée, elle remporte beaucoup de prix comme le prix Pierre GUENIN qui récompense une personne pour son engagement contre l’homophobie. En 2015, « Contact » intègre la transidentité dans ses engagements et met en place des groupes de paroles et d’écoute dans toute la France, mais la situation sanitaire actuelle empêche ce genre de mise en place, l’association privilégie donc des forums en ligne de discussion et de témoignages, et des rencontres en petit comité avec des parents et une ou deux personnes de l’association pour discuter, rassurer…Une association comme « Contact » est bénéfique pour un sujet aussi méconnu que la transidentité – la transidentité c’est le fait de ne pas se sentir à l’aise avec le genre auquel on nous associe -, et permet d’être accompagné ; les parents se sentent moins seuls, et les enfants sont aidés dans un parcours en sécurité et bienveillant envers eux-mêmes et les autres. Éduquer à la différence c’est le réel engagement de cette association.

https://www.asso-contact.org/asso/19

Article par Sacha Dezier, le 25 mars 2021