Projet autour du violon populaire –

Dans le cadre du projet construit avec Mme Catalan, luthière installée dans la commune d’Uzerche, et le Centre de Musiques Traditionnelles du Limousin, des élèves de 5eme ont fait un travail de collecte d’informations puis d’écriture autour du violon.

Le violon populaire est une musique traditionnelle différente de la pratique du violon classique. Le violon populaire est joué dans la rue, dans les bals et mariages. Les joueurs de violon populaire, appelés violonaires [βju.lu.ˈnajɾes ]en occitan, violonaira pour les femmes, créent ou se transmettent un répertoire de plus de 300 chansons.

Le violon populaire, une tradition orale

Cette pratique s’est transmise à la campagne dans le centre de la France, Massif-central, Limousin, Poitou mais aussi à l’ouest en Bretagne. La pratique du violon populaire s’est fortement développée dans les départements du Cantal, du Puy de Dôme et de la Corrèze autour de la Vézère.

La pratique du violon populaire s’est développée entre 1850 et 1950 grâce à l’utilisation des voies de chemin de fer et le développement des voyages en train et s’est arrêtée peu après la Seconde Guerre Mondiale car la population avait envie d’écouter une autre musique, au profit du piano et autres instruments de fanfare.

À la fin du XXe siècle, un travail de collectage est entrepris par des bénévoles ou des passionnés. L’objectif consiste à partir faire du porte à porte à la recherche de violoneux ou de lettres, d’échanges pour garder une trace de cette tradition orale. En effet, contrairement à la pratique du violon classique, il n’existe aucune chanson ni aucune partition écrite. La transmission se faisait à l’oral, un violoneux apprenait à jouer auprès d’un autre violoneux et apprenait ou créait ses propres chants.

Le métier de luthier

Le métier de luthier/luthière est un métier d’artisanat d’art. Il existe entre trois cents et quatre cents luthiers en France. Le métier de luthier/luthière consiste à travailler 260 à 280 heures pour fabriquer un violon, un violoncelle ou un alto soit environ 3 mois de fabrication. Le luthier peut aussi restaurer et régler tout instrument de la famille des violons mais se spécialise dans l’une de ces activités soit la fabrication, la restauration ou la réparation. Il peut par exemple se spécialiser dans la restauration d’instruments anciens de la famille des cordes frottées ou pincées. Il travaille parfois en binôme avec un archetier.

Il répond à la demande d’un client musicien. Si le/la luthier/luthière se spécialise dans la fabrication, il va répondre aux demandes du client comme le type d’instrument souhaité (violon, alto, etc.), le son souhaité et va réaliser l’instrument suite à ce cahier des charges. Il va ensuite régler l’instrument avant de le confier au client.

Pour exercer ce métier, il faut décrocher un diplôme de lutherie dans la seule académie de luthier en France située à Mirecourt dans les Vosges. Seuls dix élèves peuvent y participer. Parmi les dix élèves sont formés aussi les futurs archetiers/archetières. Ce métier est très difficile à apprendre car il y faut acquérir beaucoup de technicité et de précision pour fabriquer un violon. Le luthier doit avoir l’oreille musicale pour être capable de répondre à la demande du client musicien et régler l’instrument, il doit aussi aimer le travail du bois. Comme tout métier d’artisanat d’art, c’est avec l’expérience qu’un/une luthier/luthière devient un expert et peut répondre à des demandes plus complexes.

Le métier de luthier existe depuis le XVIIe siècle.

Fabrication d’un violon