Mois : février 2026
Interview de notre infirmière scolaire
Le mardi 20 janvier à 13h, nous avions rendez-vous avec l’infirmière scolaire de notre collège qui s’appelle Madame Mouret Virginie. Nous avons souhaité interviewer notre infirmière car c’est une personne très importante et qu’elle est au quotidien auprès des élèves.
Au moment où nous nous rendions dans notre salle, nous avons pu l’observer en pleine intervention dans la cour du collège. Un élève était tombé par terre et se sentait mal. Aidée d’un surveillant, elle est allée en urgence récupérer le fauteuil roulant pour l’amener à l’infirmerie et le prendre en charge. Elle devait assurer les premiers soins et appeler les services ou la famille en fonction de l’urgence. L’infirmière est parfois obligée d’appeler le SAMU. Pour joindre le SAMU, il faut composer le 15 ou le 112 en Europe.
L’infirmière a fini par nous rejoindre au bout d’une demi-heure et nous avons pu lui poser quelques questions.
Quels sont ses horaires de travail ?
Notre infirmière réalise 39 heures de travail par semaine devant les élèves et en réalité elle fait 42 heures car il y a beaucoup de travail administratif, des appels téléphoniques et des réunions. Elle n’est donc pas toujours disponible pour prendre en charge les élèves.
Comment démarre sa journée de travail ?
Sa journée de travail démarre toujours de la même manière : elle démarre l’ordinateur, se prépare, et ensuite généralement, ça démarre très fort avec les premiers élèves qui arrivent.
De quels outils a besoin l’infirmière scolaire pour réaliser son métier ?
Pour réaliser son métier, il lui faut beaucoup d’outils.
Dans une infirmerie, il y a un bureau avec un téléphone et une ligne directe, et un ordinateur ainsi qu’une imprimante et de nombreux documents.
Il y a une salle de repos avec des lits, des oreillers, des couvertures et des draps.
Il y a également une salle d’attente avec des chaises.
Il y a du matériel de consultation médicale ou de dépistage infirmier :
une toise, une balance, un mètre à ruban, une échelle optométrique pour tester la vue, un otoscope ( instrument permettant d’inspecter le conduit auditif), un stéthoscope (pour ausculter le corps) , un tensiomètre (pour prendre la tension), un thermomètre, un pèse-personne et un abaisse-langue.
Une armoire fermant à clé contenant l’ensemble des médicaments et les médicaments destinés aux élèves ayant un traitement dans le cadre d’un projet d’accueil individualisé (PAI).
Des consommables :
– flacon de savon
– du désinfectant pour les plaies
– des compresses
– des pansements adhésifs hypoallergiques
– des pansements compressifs
– du sparadrap
– des bandes de gaze
– des filets à pansement
-une écharpe de 90cm de base
Des produits de premiers secours :
– un fauteuil roulant
– des béquilles
– des trousses d’urgence
source : Bulletin Officiel-2000-hs1
Quelles sont les différences entre une infirmière scolaire et une infirmière dans un hôpital ?
Ce sont des métiers totalement différents.
Dans les hôpitaux, les infirmières interviennent auprès de patients qui ont des problèmes de santé qui ont été diagnostiqués alors qu’une infirmière scolaire travaille dans un établissement scolaire. C’est un lieu de vie avec un accompagnement du public scolaire pour qu’il suive sa scolarité correctement.
Le métier d’infirmière est un métier très large. Dans les hôpitaux, elles peuvent travailler dans des services très différents (en cardiologie, en chirurgie, en service néonatal…)
L’infirmier ou l’infirmière scolaire a également un rôle d’éducation à la santé, de dépistage, d’écoute et d’appui à la santé psychologique.
Combien d’années d’études faut-il pour devenir infirmière ?
Pour devenir infirmier ou infirmière, il faut 3 années d’études après le bac. Il faut obtenir le diplôme d’état d’infirmier (DEI) qui est obligatoire pour pratiquer cette profession.
Pour accéder à ces études, avec le bac, l’admission en institut de formation en soins infirmiers (IFSI) s’effectue actuellement sur dossier via Parcoursup.
Pour devenir infirmière scolaire, il faut passer un concours de recrutement d’infirmier et d’infirmière de l’éducation nationale.
A-t-elle déjà exercé d’autres métiers ?
Mme Mouret n’a jamais exercé d’autre métier, à part pour financer ses études d’infirmière. Elle a effectué des petits boulots, elle a exercé les fonctions d’aide-soignante mais son objectif principal était d’être infirmière scolaire.
Est-ce qu’elle exerce dans d’autres collèges ?
A cette question Madame Mouret a répondu que non, car le collège Bernart de Ventadour est un gros collège. Cependant, Mme Mouret se rend également à l’école Victor Hugo, un vendredi matin par mois.
Combien d’élèves voit-t-elle par jour ?
Disons plutôt combien de consultations car plusieurs élèves reviennent dans la même journée. Mme Mouret consulte environ 48 à 60 élèves par jour. C’est ÉNORME !
Est-ce que tous les élèves qui viennent en ont besoin ?
C’est un inconvénient important lorsqu’elle a des élèves qui viennent ou reviennent pour rien ou parce qu’ils simulent. En attendant, elle ne peut pas faire ses autres fonctions administratives, et pendant que la salle d’attente est remplie, il y a d’autres élèves vraiment malades qui ne peuvent pas venir la consulter. Il faut laisser de la place pour les urgences. Ensuite, il est parfois difficile de savoir qui simule.
Qu’est ce qu’elle aime dans son métier ?
Elle aime échanger et apprendre à connaître les élèves et apporter un plus aux élèves et à l’établissement.
Qu’est-ce qui la passionne dans ce métier ?
« On ne fait pas ce métier par hasard». Le métier d’infirmier ou d’infirmière demande beaucoup d’engagement ; il faut être très motivé(e). Il faut aussi aimer voir les élèves heureux et épanouis et les voir poursuivre leurs études dans la bonne humeur.
Quand a-t-elle décidé de faire ce travail ?
Depuis petite, elle avait comme idée de travailler dans le soin et elle voulait déjà soigner. Depuis aussi loin qu’elle se souvienne, elle voulait être infirmière.
Quels sont ses hobbies?
Elle aime le yoga, le sport et la danse ainsi que les activités créatives.
Quel est, selon elle, le pire plat pour la santé ?
Les pires plats sont ceux issus d’une alimentation ultra-transformée comme les hamburgers par exemple et l’alimentation rapide. Ce qui n’est pas transformé est normalement bon. Il faut arriver à trouver du plaisir dans une alimentation naturelle.