Le mardi 26 mai nous avons réussi à interviewer Mme Pascal.
Quel est son métier ?
Madame Pascal est psy-EN, c’est-à-dire psychologue de l’éducation nationale.
Le nom complet de son métier est psy-EN EDCO pour Psychologue de l’Éducation Nationale spécialité « Éducation, Développement et Conseil en Orientation scolaire et professionnelle ».
Quel est son prénom ?
Elle s’appelle Olivia Pascal.
Combien d’études faut-t-il pour pratiquer ce métier ?
Pour pouvoir pratiquer ce métier, il faut 5 ans d’études (3 ans de licence en psychologie et 2 ans de master) pour être psychologue.
Ensuite, pour être titulaire de son poste de psy-EN, il faut réussir le concours de psychologue de l’Éducation nationale puis effectuer une année de formation.
Où se situe son bureau ?
Son bureau se situe au rez-de-chaussée, à côté de l’intendance.
Comment se passe une de ses journées types ?
« J’ai des rendez-vous toute la journée » ; les rendez-vous sont pris à la vie scolaire qui complète le planning. Le mardi, elle a rendez-vous avec des élèves et elle participe à 2 heures de cellule-de-veille : il s’agit d’une réunion administrative pendant laquelle on aborde les problèmes des élèves en difficulté et on essaie de trouver des solutions.
Depuis combien de temps exerce-t-elle ce métier ?
Depuis octobre 2023.
Dans combien d’établissements travaille-t-elle ?
Elle travaille actuellement dans trois établissements : au collège Bernart de Ventadour, au collège Pierre de Ronsard et également au CIO (Centre d’Information et d’Orientation).
Pour quelles raisons a-t-elle décidé de faire ce métier ?
C’est une décision tardive qu’elle a prise en terminale. D’abord elle voulait étudier la psychologie « pour mieux comprendre les processus mentaux, les comportements, les émotions… ». Puis au fil de son parcours son projet s’est précisé et elle s’est orientée vers l’éducation nationale pour faire psy-en (psychologue de l’éducation nationale).
De quoi a-t-elle besoin pour réaliser son métier ?
Pour réaliser son métier, elle a besoin d’un bureau, d’un ordinateur, d’un téléphone, d’une feuille ou d’un carnet, d’un stylo, d’un rendez-vous confidentiel avec un élève (plus rarement avec les parents).
Faut-il avoir beaucoup de connaissances pour réaliser ce métier ?
Il faut des connaissances et des compétences.
Elle doit savoir conseiller et comprendre la psychologie de l’enfant et savoir communiquer avec les enfants.
Comment prend-on rendez-vous avec elle ?
On peut prendre rendez-vous avec elle par la vie scolaire, ou à son bureau. Les professeurs peuvent conseiller aux élèves de prendre rendez-vous et les élèves peuvent prendre rendez-vous à la vie scolaire. Les parents peuvent contacter le collège par téléphone ou bien solliciter un rendez-vous via Pronote également.
Pourquoi prend-on rendez-vous avec elle ?
Les élèves et les familles peuvent la rencontrer pour parler de l’orientation, de difficultés scolaires, de problèmes personnels ou relationnels, ou lorsqu’ils ont besoin d’être écoutés et accompagnés dans une situation particulière.
Est-ce que c’est un travail compliqué ?
Le métier demande de nombreuses compétences et certaines situations peuvent être complexes. La difficulté varie selon les journées et les situations rencontrées.
Est-ce qu’il arrive que son métier ne soit pas pris au sérieux ?
Oui, il arrive encore qu’on l’appelle conseillère d’orientation alors qu’elle est aussi psychologue.
A-t-elle croisé des élèves en difficultés importantes ? Quel était le type de difficultés ?
Elle a déjà croisé des élèves en difficultés importantes. Il peut y avoir des problèmes psychiques, des difficultés avec les familles ou des difficultés scolaires.
Pourquoi est-elle psy-EN et pas psychologue libérale ?
– « Être psy-EN permet d’être au plus près du quotidien des enfants. » En libéral on a essentiellement contact avec la famille du jeune alors qu’en étant au collège on a aussi le regard des enseignants, des CPE, de l’infirmière, de l’assistance sociale etc. En établissement, les jeunes peuvent venir consulter par eux-mêmes la psy-EN en toute autonomie selon leur besoin, ce qui n’est pas possible en libéral.
Est-ce qu’elle est sensible à la situation des élèves ?
C’est compliqué de ne pas être touchée par la situation difficile des élèves.
Est-ce que les jeunes d’aujourd’hui ont des difficultés à choisir leurs orientations ?
Oui, c’est très difficile car ils ont plus de difficultés aujourd’hui pour trouver ce qui leur plaît. Avant, le choix dépendait souvent du milieu social, des parents et de la famille, mais aujourd’hui, cela ne se fait plus de la même manière. Il y a beaucoup de nouveaux métiers, et de multiples possibilités. Pour des choix en voie professionnelle, c’est compliqué car il faut explorer, découvrir, faire des visites et des stages.
Est-ce-que c’est difficile d’orienter les élèves ? Comment faites-vous quand un élève ne sait pas ce qu’il veut faire ?
Je discute avec les élèves pour connaître leurs goûts et leurs intérêts : ils remplissent un questionnaire d’intérêt sur un logiciel spécialisé en orientation. Sinon, on invite les élèves à aller en immersion, faire des visites, des stages, etc.
Quelles autres activités doit-elle réaliser ?
Elle réalise également des bilans psychométriques. « Ces tests permettent d’évaluer certaines capacités cognitives des élèves et peuvent aider à mieux comprendre leurs besoins. Ils peuvent être utilisés dans le cadre de certaines demandes d’aménagement ou pour éclairer une situation scolaire ».
Quels conseils donnerait-elle aux élèves ?
Les conseils qu’elle donne sont les suivants : bien vivre ensemble, être vigilants les uns envers les autres, ne pas laisser les camarades isolé(e)s et prévenir les adultes en cas de problème.
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