Une arme pour la liberté

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© Reporters Sans Frontières

La liberté de la presse est garante de la démocratie. Le 03 mai 2013, tous se mobilisent pour la Journée mondiale dédiée à la défense de cette liberté essentielle : au-delà des rencontres qui auront lieu à San José (Costa Rica), c’est la planète qui s’engage dans cette défense de la liberté de la presse.

03 mai 2013 : le Costa Rica accueille des conférences pour le 20ème anniversaire de la Journée Mondiale de la Liberté de la Presse. En 1993, l’Assemblée Générale des Nations Unies instaure cette journée pour défendre une presse libre et plurielle, seule garante d’une véritable démocratie dans tous les pays. La voix des journalistes porte les informations, les idées, les débats, les questions, les contradictions, dont chaque peuple a besoin pour construire un modèle politique libre et respectueux de tous.

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Dates clés

Cette liberté de la presse est inscrite, en France, dans la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen dès 1789 et ne cessera d’être malmenée et renforcée jusqu’à nos jours (voir l’encadré). Mais cela n’est pas aussi évident dans toutes les régions du monde : selon les époques, les régimes politiques, les cultures, la voix des journalistes a souvent du mal à se faire entendre, nombre de faits divers tragiques nous rappelant sans cesse le besoin de protéger cet accès aux libertés de pensée et de parole.

L’Unesco a recensé plus de 600 journalistes tués dans le monde ces dix dernières années, pour certains dans des zones de conflits armés, mais pour beaucoup d’autres dans des pays « en paix »… Cela représente un journaliste qui meurt chaque semaine, pour nous permettre d’être informés. Ces crimes restent impunis 9 fois sur 10. 174 journalistes sont actuellement emprisonnés à travers le monde.

Reporters sans frontière publie, cette année encore, la carte des bons et des mauvais élèves en matière de respect de la liberté de la presse. Les mêmes pays que l’année dernière – la Finlande, les Pays-Bas et la Norvège, particulièrement respectueux de la liberté de la presse – sont en tête du classement : le signe que la liberté de la presse accompagne la stabilité politique et économique. En bas du classement, rien n’a changé non plus avec trois pays dictatoriaux : le Turkménistan, la Corée du Nord et l’Érythrée.

On apprend aussi qu’une catastrophe naturelle d’envergure peut amener un pays à museler la presse : le Japon, frappé par la tragédie de Fukushima, a chuté dans le classement, parce que l’accès à l’information a été plus que difficile pendant quelques semaines…

Beaumarchais l’a dit, dans le mariage de Figaro : « sans la liberté de blâmer, il n’est point d’éloge flatteur »! Une devise qui avait été reprise par un grand quotidien, mais qui pourrait être rappelée à tous pour cette journée mondiale de la liberté de la presse, qui prend pour thème, cette année « Parler sans crainte ».

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 Jade FAYE (6ème) & Lily DACOSTA (6ème)