éthoxylates de monylphémol en SOLDES!

Ce n’est pas facile à écrire, et pourtant on en porte tous les jours, et cela empoissone le monde en silence… En faisant les soldes, devant les vitrines des grandes boutiques, derrière l’étiquette alléchantes des nouvelles baskets ou du dernier sweat à la mode se cachent des produits toxiques que les plus grandes marques autorisent dans la fabrication de leurs produits. En route pour le pays des textiles polluants!

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© www.greenpeace.org

Ces grandes marques de mode, très connues, très chères (l’image a un prix, mais pas la qualité, visiblement) respectent-elles leurs clients? Adidas, Gap, Calvin Klein, Levi’s, Zara… Produits en Chine, au Vietnam, au Mexique ou en Inde, les vêtements sont imprégnés de produits chimiques toxiques avec des noms très faciles à écrire (phtalate, éthoxylates de monylphémol… ), et surtout dangereux : pour les ouvriers qui fabriquent (au contact direct de ces produits interdis en Europe!), pour l’environnement des pays producteurs (70 pour cent des rivières, des lacs et des réservoirs en Chine sont touchés par la pollution des eaux), mais aussi des pays consommateurs (les produits passent dans l’eau, à chaque lavage), pour les clients (on trouve aussi ces produits dans les vêtements pour enfants, les populations les plus réceptives à ces polluants). Et ce n’est pas fini : certaines des substances toxiques déversés dans la nature y resteront pour des centaines d’années, et reviendront nous polluer sous d’autres formes qu’un banal vêtement! D’autant plus inquiétant que les effets aujourd’hui pointés du doigt portent sur la fertilité…

Greenpeace, qui mène ce combat depuis longtemps, a réussi à sensibiliser le grand public, faisant ainsi changer la politique de fabrication de quelques grands groupes, comme Levi’s, Benetton ou Zara : le changement n’aura lieu que vers 2020 (d’ici là, vous pouvez vous tricoter des pulls avec la laine du mouton de votre voisin…), mais c’est déjà bien mieux que  la plupart des maisons de luxe de la haute couture, qui refusent même d’évoquer le problème : Chanel, Hermès ou Prada, par exemple, ont refusé de répondre aux questions de l’enquête…

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Célia CHABASSIER (4ème)