Brexit or not Brexit

 

Depuis le 23 juin 2016, le Royaume Uni et l’Union Européenne s’observent : le 29 mars 2019, le Royaume Uni devrait quitter l’Union Européenne, mais aucun des deux ne semblent vouloir signer les papiers du divorce.

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Pour rappel, depuis le 23 juin 2016, le Brexit (abréviation de « British Exit ») désignela sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Ce jour-là a eu lieu un référendum, organisé par l’ancien premier ministre anglais, David Cameron :  la majorité des Britanniques ont choisi de quitter l’Union européenne.

On se demande quelles raisons ont poussé les Britanniques à vouloir sortir de l’Union Européenne. Tout d’abord, pour contrôler l’immigration, car plus de la moitié de son immigration provient des pays de l’Union Européenne. Restaurer la souveraineté nationale et sa puissance, ensuite, car les lois seraient originaires à 70% de l’ UE. De plus, l’ Union Européenne est en pleine crise, à cause notamment des aides à la Grèce, qui coûte des milliards aux pays qui l’aident. Enfin, le dynamisme retrouvé depuis deux ans de l’économie britannique les conforte dans leur idée de réussite « solitaire ».
Le Brexit permettrait également au Royaume-Uni d’économiser les 11 milliards de livres de sa contribution nette au budget européen. Pour finir, cela permettrait un commerce plus libre avec le monde, une ouverture sur une multitude de partenariats aux quatre coins de la planète, avec des pays comme la Chine, l’Inde et les pays en pleine émergence.
Que se passerait-il en cas de Brexit? Le Royaume-Uni perdra le bénéfice des accords commerciaux passés par l’UE et ses partenaires dans le monde entier. Le gouvernement britannique a prévenu qu’une bonne dizaine d’années pourraient être nécessaires pour mener à bien les diverses négociations ouvertes par un Brexit. Les Britanniques seront plus pauvres, chaque foyer britannique perdrait environ 4300 livres soit 5400€ par an. De plus, de nombreuses entreprises utilisent le Royaume-Uni comme porte d’entrée vers l’Europe. Or, certaines d’entre elles ont prévenu qu’elles relocaliseraient leurs sièges européens en cas de Brexit. Ceci engendrerait la suppression de 950 000 emplois. Les entreprises françaises pourraient enregistrer jusqu’à 3,2 milliards d’euros de perte additionnelles, à l’export, d’ici 2019. L’Angleterre quitterait l’agence Européenne du médicament, ce qui pose le problème de l’accès aux médicaments qui ne sont fabriqués qu’en Europe.
L’ennui, c’est qu’on ne divorce pas aussi facilement, et que l’accord obtenu auprès des pays membres ne plait pas Outre-Manche, car trois votes l’ont déjà repoussé, alors qu’il ne reste plus que quelques jours, et que l’Union Européenne semble déterminée à ne pas renégocier. Personne ne semble savoir ce qui se passera dans moins de 10 jours, car une sortie de l’Union Européenne sans accord ouvrirait la porte à quelque chose de tout à fait imprévu, et cet inconnu-là inquiète.

 

Mons Benjamin, Dhur Jordan, Teillet Julien, Jude Raphaël (3ème)

Source d’information : www.touteleurope.eu