Flot de fake news à Vélès

Vélès, une ville macédonienne qui a amené un flot de fake news sur le net et a généré ainsi beaucoup d’argent, se retrouve au centre de toutes les attentions. Démêlons le vrai du faux…

Vélès, ancienne ville industrielle de Macédoine, a commencé a être pointée du doigt après les élections présidentielles américaines de 2016 : la jeunesse macédonienne s’est emparée des fake news pour faire son business. Alors que le chômage touche 55% des jeunes, gagner de l’argent n’a jamais été aussi facile. Des centaines de sites de fake news pro-Trump ont été créés pour l’aider à accéder au pouvoir. Un jeu d’enfant pour les jeunes de Vélès. Dans un monde régi par le clic, les jeunes de Vélès se sont emparés du phénomène pour améliorer leur quotidien morose, tout en aidant Donald Trump à se faire élire Président des Etats-Unis.  Mais leur unique but est l’argent. Pour exemple, des sites américains truffés d’annonces sur lequel, plus il y a de clics, plus Google Ads verse de fonds aux propagateurs de fake news. « Comme Jovan qui ne sait pas s’il a
contribué à la victoire de Donald Trump et s’en fout. Il sait juste que pour la première fois de sa vie, il avait gagné de l’argent pour acheter ce qu’il voulait. » .

medium.com

Pour dénoncer l’univers des fausses informations, le photographe norvégien Jonas Bendiksen fait croire qu’il se rend à Vélès, en 2021, et fait un faux reportage intitulé « The Book of Vélès ». Il avouera par la suite que les personnages du reportage sont des êtres virtuels, qu’il les a achetés sur internet et que le texte a été écrit entièrement par une intelligence artificielle. C’est une fake news sur les producteurs de fake news! Son objectif: faire « une « thérapie de choc », un moyen d’ouvrir les yeux de sa profession sur le danger que pose la déferlante d’images et d’informations générées par des machines, de moins en moins détectables ». Les fakenews peuvent être dangereuses car elles dressent les gens les uns contre les autres et sont de moins en moins détectables. Elles conduisent à de la désinformation. Prenons l’exemple des publications virales : sur les réseaux sociaux, de nombreuses publications apparaissent à la seconde. Ainsi, les internautes ne prennent pas le temps de vérifier l’authenticité de chacune d’entre elle et se nourrissent d’informations falsifiées qu’ils s’empressent de partager à leur tour. C’est l’effet boule de neige.

Afin de déceler le vrai du faux, il existe aujourd’hui de nombreux outils à destination des usagers. Le badge de vérification bleu permet de savoir si le site est vérifié, les sites Tineye ou Reveye contrôlent la source des images. Pour les vidéos, la tache est plus ardue car les programmes style Deepfake donnent un rendu quasi véridique. Aujourd’hui, les réseaux sociaux comme Facebook s’entourent d’organismes indépendants pour assurer le contrôle des informations. Depuis 2020, la commission européenne a pris les devants et instauré des lignes directrices pour lutter contre la désinformation. Le travail de fourmis ne fait que commencer…

Baptiste Maynobe (4ème)

Sources d’information : lefigaro.fr, ladepeche.fr, liberation.fr, lemonde.fr, ionos.fr