Au-delà des frontières

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Les réseaux sociaux, les fake-news, la crédibilité et l’indépendance des journalistes : autant d’incertitudes qui questionnent les frontières d’un monde qui change.

Aujourd’hui les frontières s’effacent et les informations circulent presque immédiatement, ce qui facilite l’apparition des fake-news : les informations n’ont plus le temps d’être vérifiées et certains médias s’empressent de publier des articles sans vérifier les sources, car il faut être le premier à informer. Ces fausses informations pullulent et polluent le Web, et elles prennent plusieurs visages : des actualités parodiques qui passent pour vraies, des articles avec des informations non vérifiées que tous acceptent, des rumeurs tentantes, des théories du complot. Pour autant, quand des « frontières » persistent, dans certains pays qui ne respectent pas un internet libre, on observe de la censure, et de la désinformation organisée : la liberté d’information est essentielle, et fragile.

D’autres frontières s’effacent : traditionnellement, le journaliste travaille seul, préservant ses informations, pour ne pas être entravé dans son enquête, mais en courant le risque de ne pas pouvoir sortir l’information : des pressions politiques, économiques, sociales peuvent entraver sa liberté d’expression. Aujourd’hui, cette posture des journalistes change : ils travaillent en réseau, en équipe, tissent des liens internationaux, et partagent les informations au-delà des frontières : ce qui pourrait être censuré d’un côté sortira ailleurs, garantissant ainsi la qualité de la presse.

Preuve que tout est, en ce moment, précaire : les deux journalistes que nous avons rencontrés hésitent sur la définition même du statut de journaliste : peut-on être un journaliste bénévole (comme le sont ceux de La Trousse Corrézienne), ou doit-on obligatoirement être professionnalisé  (comme ceux de La Montagne)? En discutant avec eux, ils sont finalement d’accord : l’important est qu’un journaliste apprenne ce métier d’informer, se forme, réfléchisse à sa responsabilité de rédacteur. Il doit en être de même pour le lecteur de la presse écrite : cela s’apprend, cela se travaille, car cette lecture du monde est tout aussi responsable.

Mathilde Roux-Thézard, Elina Dutreix, Zoélie Nauche  (4ème)

Source d’informations : www.clemi.fr, Elise Lucet