Vegarnivore

La malnutrition cause des dommages au niveau de l’environnement et de la santé. Pour y remédier, de nouveaux régimes alimentaires sont à la mode. Mais sont-ils réellement bénéfiques, et pour qui?

Depuis 1950, la consommation de viande d’élevage a quadruplé. L’industrie de la viande est responsable de 15% des émissions de gaz à effet de serre. C’est plus que les émissions directes de tous les transports réunis. L’élevage est aussi la cause de 63% de la destruction de la forêt amazonienne pour avoir des terres pour la plantation de la nourriture des bêtes qui vont ensuite être abattus. Par exemple, la production de soja pour nourrir le bétail est une des causes principales de la déforestation. Et une trop grande consommation de viande d’élevage industriel (hypercarnisme) n’est pas seulement néfaste pour l’environnement, mais c’est aussi nocif pour la santé. Une mauvaise alimentation est la première cause de décès en France et est responsable de plusieurs maladies (maladies chroniques, cancer, diabète, maladies cardiovasculaires, etc.). C’est dans le but de limiter ces maladies et la pollution que certaines personnes ont mis en place des régimes alimentaires particuliers.

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Les deux plus connus sont le végétarisme et les végétalisme. Ce sont deux alimentations, souvent confondues, qui ne sont pas très différentes dans la manière de procéder. Le végétalisme consiste à arrêter de consommer de la viande, mais aussi tout aliment d’origine animale. Le végétarisme, lui, est un peu moins radical : on arrête seulement de manger de la viande, mais on peut consommer du lait ou des oeufs, par exemple. Il y a également le véganisme qui prend de plus en plus d’ampleur. Ce n’est pas seulement un régime alimentaire, c’est un mode de vie. C’est un peu le même programme que le végétalisme, mais les végans s’interdisent aussi d’acheter tout ce qui provient d’animaux,  comme les vêtements en cuir. Ces modes d’alimentation sont très bénéfiques, mais poussés à l’extrême, ils peuvent aussi devenir dangereux.

En effet, arrêter la viande brutalement peut être nocif pour notre organisme. Cela doit être un choix réfléchit et étudié pour ne pas avoir de carence ou de grandes fatigues. Le choix de devenir végétarien ou végétalien varie en fonction de la personne. Par exemple, une personne âgée aura du mal à se passer de viande car, sans viande, elle perdra vite une masse musculaire qui lui permet de rester en forme. Pour les enfants, la viande est nécessaire à leur croissance. Le fer contenu dans les aliments carnés est mieux assimilé par l’organisme d’un enfant que le fer qui vient des légumineuses. Chez les femmes enceintes, l’absence de consommation de viande pourrait avoir des répercussions sur le nouveau-né qui naîtrait prématurément.

Faut-il s’abstenir de consommer de la viande ? Pour être en bonne santé, il ne faut pas manger trop de viande, mais il ne faut pas tomber dans les extrêmes. Il faut seulement en diminuer la consommation et avantager les produits locaux et les élevages raisonnés. En Amérique, en janvier 2019, un jour spécial a été créé pour aider à diminuer la viande au moins un jour par semaine : le « lundi sans viande ». Pour être en bonne santé, on n’a pas forcément besoin d’être végan, mais il faut simplement préférer une alimentation équilibrée où on mange un peu de tout.

Léhanna Calheiros & Sarah Besse (3ème)

Sources d’information : www.attitude-prevention.fr, vegan-pratique.fr, www.viande.info